La Mandragore,
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« Pourquoi Manger BIO » un dossier à croquer au plus tôt
Dossier réalisé par
ADABIO, téléchargeable dans sa version intégrale
Voici quelques références qui permettent de comprendre pourquoi l’alimentation bio est intéressante pour le consommateur et l’environnement.
"A comme Agriculture + B comme Biologique".
1- Respect du sol :
Le premier objectif de l'agriculture biologique est de maintenir voire améliorer la fertilité du sol. Il s'agit de nourrir le sol pour nourrir la plante en privilégiant la fumure organique. Celle-ci est transformée par les êtres vivants du sol en humus et éléments minéraux qui sont progressivement prélevés par les plantes au fur et à mesure de leurs besoins pendant leur croissance.
L'humus : est issu de la transformation des matières organiques présentes ou incorporées dans le sol.
Le complexe argilo-humique : humus + argile provenant de la transformation de la roche mère. Il joue un rôle essentiel dans la fertilité des sols et dans la nutrition des plantes.
Les engrais organiques :
Le compost : faire subir une fermentation aérobie aux matières organiques (déchets animaux ou végétaux), afin de les transformer en une masse homogène de structure grumeleuse, riche en humus et en micro-organismes.
Du fumier composté épandu sur une terre agricole laisse nettement plus d'humus qu'une masse équivalente de ce même fumier épandu frais. De manière générale, le compostage améliore la valeur fertilisante des matières organiques et les assainit (destruction des germes pathogènes, de parasites et de graines de mauvaises herbes), ce qui évite la contamination des champs.
Les engrais vert : c'est une culture (légumineuses, graminées ou crucifères) qui est plantée avant pendant ou après la culture principale. Ils sont soit récoltés comme fourrages (partie aérienne), soit broyés et incorporés dans la couche superficielle du sol.
Ils permettent de réduire l'érosion et le lessivage des éléments nutritifs (azote), d'enrichir le sol en éléments nutritifs et oligo-éléments (les légumineuses fixes l'azote de l'air), de lutter contre les mauvaises herbes.
Les engrais minéraux (Dolomie, poudre de roches siliceuses, sulfate de magnésium...) sont des amendements ou des fertilisants d'appoint : les amendements corrigent les caractéristiques du sol et les fertilisants complètent la fumure organique en apportant au sol des éléments indispensables et présents en quantité insuffisante (phosphore, potassium, calcium, magnésium...).
2- Respect de l'environnement.
Suppression des mauvaises herbes :
Afin d'éviter l'envahissement d'herbes indésirables, on privilégie tous les moyens préventifs disponibles :
L'utilisation de variétés à démarrage rapide pour mieux concurrencer les mauvaises herbes.
Le choix de rotations défavorables aux mauvaises herbes : les cultures nettoyantes comme les pommes de terre, la luzerne....
Le paillage ou le mulching : appliqué sur les cultures pérennes. de 2 types : végétal (paille, feuilles, écorces), ou non végétal, papier ou plastique. Il est posé à même le sol et présente des trous pour les plants.
Les techniques de désherbage :
Mécanique : binage, sarclage, et hersage
Thermique : désherbage localisé à la vapeur, rayonnement par infrarouge, chauffage à la flamme. Cette technique est complémentaire au désherbage mécanique, elle doit être utilisée localement sur des mauvaises herbes déjà bien développées.
Protection et lutte phytosanitaire
Méthode préventive :
Le choix d'espèces adaptées et de variétés résistantes.
La rotation des cultures (sauf pour les cultures pérennes).
Mise en place d'obstacles physiques (filets, pièges,...).
L'associations de plantes (ex : carottes et oignons, la mouche de la carotte (insecte nuisible pour la carotte) est repoussée par l'odeur de l'oignon).
Méthodes de lutte :
La lutte biologique : éliminer un parasite ou un insecte nuisible pour une culture par l'intermédiaire d'un de ses ennemis naturels (insectes, champignons, bactéries, virus...).
Les attractifs : sont de type alimentaires (sucre, vinaigre...) ou physiques (lumière, plaque de couleur...), ils sont destinés à piéger les nuisibles.
Les insecticides végétaux : les pyréthrines, (aussi vermicide), la roténone. Ils se dégradent rapidement à la lumière et à l'air.
Les produits minéraux simples : vertus fongicides du cuivre et du soufre. Utilisation des sels de cuivre (ex : sulfate de cuivre) contre le mildiou de la vigne par exemple. Le soufre a essentiellement une action préventive, curative et éradiquante à l’égard des oïdiums (maladies causées par des champignons microscopiques).
Pour en savoir plus :
Produits bio mode d'emploi, disponible sur demande à l'ADABio.
Cahier d'Alterrenat n°1 2002, disponible à Alternat Presse le Bourg 82120 MANSONVILLE
L'agriculture biologique de Catherine de Silguy, Que sais-je 2632.
L'agriculture biologique des techniques efficaces et non polluantes de Catherine de Silguy, édition Terre Vivante
Ce dossier a été réalisé pour vous et pour faire comprendre l’importance de réfléchir sur son alimentation de façon à être un citoyen responsable
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